HISTOIRE

La Belle Époque

 

Entre 1880 et 1930, Grandcamp fut une des plages les plus renommées en France.

À cette époque, les Français possèdent de nouveaux moyens de transport pour de faibles distances (automobile, train, tramway…). Au début du XXe siècle, le village était relié par les chemins de fer français, représenté sur de nombreuses cartes postales.

 

C'est ainsi que les habitants de la capitale et de ses alentours affluent sur Grandcamp. C'est à cette époque que la ville connait un essor économique important et l'arrivée d'une population inattendue : la bourgeoisie parisiennes et l'aristocratie.

 

De nos jours, la ville possède un vestige de cette époque: ses villas. Elles sont une dizaine à border le littoral de Grandcamp (villa Mathieu, villa Saint-Nicolas, le Manoir, Les Hirondelles…), toutes plus somptueuses les unes que les autres. Mais également une affiche typique de l'époque qui vantent les nombreuses attractions de la ville.

 

Pendant la guerre

 

Avant la Seconde Guerre mondiale, Grandcamp et Maisy sont deux villages indépendants : le premier est tourné vers la mer avec une économie locale dépendante de la pêche, tandis que le deuxième est tourné vers la terre, reposant essentiellement sur l'agriculture. Au printemps 1944, Grandcamp-les-Bains est défendu par quatre points d'appui codés de Wn 79 à Wn 82. Le village (ainsi que Maisy) est occupé par les Allemands de la 12ème compagnie du Grenadier-Regiment 726 (716. Infanterie-Division). Maisy est défendu de son côté par cinq points d'appui codés de Wn 83 à Wn 88 à l'exception du Wn 85 situé au lieu-dit Le Douet. Deux batteries sont situées au sud-ouest du village, codées Wn 83 ("Les Perruques") et Wn 84 ("La Martinière"). Elles sont respectivement armées par quatre canons de 155 mm F414 d'origine française (servis la 9ème batterie de l'Artillerie-Regiment 1716) et par quatre canons de 100 mm FH14/19 d'origine tchèque (servis la 8 ème batterie de l'Artillerie-Regiment 1716). Les deux batteries sont ceinturées par un seul réseau de barbelés et par plusieurs champs de mines.

Dans la foulée de la prise de Maisy et de ses batteries, les Américains progressent en direction de Géfosse-Fontenay et Isigny-sur-Mer.

 

 

 

Les horaires de la ligne St-Laurent-Isigny via Grandcamp, en janvier 1900.

Le trajet Isigny-St-Laurent durait 1h 25